
Réunis les 11 et 12 juin à l’invitation de Racine, les ACF se sont intéressés à la valorisation des composts dans le cadre d’une activité de recyclage de terre.
Dans un premier temps, nous avons profité de l’organisation des Rencontres de l’organique organisées par Hantsch et Racine. Cet événement associait conférences et démonstrations de matériels. Au programme, qualité du retour au sol avec la présentation des Chartes de bonnes pratiques de compostage ACF et Rispo ainsi que l’alerte sur le plastique et les microplastiques que les cadres actuels ne sont pas en mesure de juguler et dont la nocivité sur la santé, la structure des sols et les organismes vivants est documentée. Marie-France Dignac, INRAE, soulignant la nécessité de sortir du modèle « tout plastique ».
Racine et Hantsch proposaient ensuite des démonstrations d’outils permettant la valorisation des matières organiques et les innovations visant à relever les défis de décarbonation (électrification), de qualité (déplasticage, retournement, …). La suite de la visite était dédiée aux activités de Racine à destination de l’aménagement urbain : formulation de supports de cultures, paillages urbains et d’aires de jeu, solutions d’ensemencement des surfaces à enherber…).
De ces présentations ont découlé les questions : quel cadre et quel potentiel pour la production de terre végétale reconstituée ?
La demande de terre végétale recyclée est croissante : végétalisation des espaces urbains, projets d’aménagement ; en intégrant le souci de préservation des sols agricoles et naturels qui pourraient être perçus comme des ressources. Les terres d’excavation sont un déchet que nous pouvons valoriser sur nos compostières en mélange avec les autres matières dont nous disposons : composts, écorces, fibre de bois…Julie Paciello – Cerema – a présenté le cadre réglementaire : démarches administratives (Procédure de levée de doute, analyses ISDI, cadre ICPE), traçabilité, procédures qualité afin de s’assurer de l’innocuité du retour au sol.
Il ne suffit néanmoins pas d’assembler terre et compost. Selon l’usage et selon les caractéristiques intrinsèques des terres, les mélanges sont à adapter. C’est ce qu’a illustré Guillaume Mizon – Terre utile – au travers de son témoignage et de son partenariat avec un bureau d’étude, Microhumus.
Enfin, Benjamin Humbert a partagé l’expérience de Racine, impliqué notamment dans des chantiers de végétalisation dans la métropole de Lyon.
Merci à eux pour ces interventions éclairantes et complémentaires !

